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Du croquis au traitement numérique : quelques images des coulisses

Dans la suite de mon moodboard, voici quelques images de mon premier motif pensé pour la nouvelle collection: le nuage.

Après un bref brainstorming déjà commencé avec le moodboard, quelques croquis rapides, je me suis attelée à des essais à l’aquarelle et encre.2018-10-09-16-31-09 Je me suis décidée de travailler le fond et le graphisme de mon futur nuage à part. 2018-10-09-16-13-08

2018-10-09-16-35-17Ainsi c’est au moment du travail » digital » que j’ai travaillé les deux calques l’un après l’autre. Puis je les ai rassemblé en une seule image. Quelle galère pour la partie graphique! Je n’ai plus Illustrator, et j’ai décidé alors de ne pas vectoriser mes traits.

nuage " instants de rêve"
motif final numérisé prête à être imprimé sur du tissu

En tout cas c’est fini, et envoyé à l’impression. Impression sur quel support?

Sur du tissu pardi! Afin de les transformer en coussins et bouillottes sèches

J’ai vraiment hâte de voir le résultat final. J’ai choisi une entreprise qui imprime avec des encres écologiques et je suis impatiente de voir le rendu des couleurs.

A bientôt,

 

“Il faut traduire, commenter, publier, imprimer, réimprimer, clicher, stéréotyper, distribuer, crier, expliquer, réciter, répandre, donner à tous, donner à bon marché, donner au prix de revient, donner pour rien, tous les poëtes, tous les philosophes […]”

Victor Hugo, William Shakespeare 

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culture et reflexions, La vie en vrai

Créer en mode slow

 

Kesako la slow life?

En 1986, Carlo Petrini, journaliste gastronomique, lance en Italie le Slow Food en opposition au « fast-food ».

De nos jours, le mouvement  Slow s’étend désormais à tous les domaines : on parle de slow tourisme (l’écotourisme), de slow agriculture ( agriculture durable et permaculture), de slow économie ( production et consommation locale, respect des travailleurs, production de produits durables et traçabilité)…. Et j’essaie maintenant d’appliquer ce mode de vie à mon travail créatif.

Mais ce n’est pas un concept nouveau, une idée contemporaine. Les anciens de l’Antiquité encourageaient déjà à cueillir le jour (CAPE DIEM). Mais pour moi il ne s’agit pas d’oublier ni le passé qui nous a construit, que nous portons en héritage. Ni de ne pas prévoir le futur, avoir des projets, rêver, prévoir… Il s’agit avant tout d’être aussi présent à l’instant présent et de le savourer pour ce que c’est.

A force de revivre notre passé et de planifier sans cesse notre futur on s’absente de notre présent. Non pas que nous vivons pas dans le présent, mais que nous sommes plus présents à nous même.

Aujourd’hui fréquemment nous ne marchons plus, nous courons.

Nous ne lisons plus , on regarde la télévision.

Nous ne parlons plus, on s’envoie sms et mail.

Nous ne cuisinons plus, on consomme de la nourriture industrielle « rapide »…

Le mode de vie « moderne » nous pousserait à toujours plus au lieu du toujours mieux.

 

Alors pourquoi vouloir vivre une « bonne vie », une vie plus lente et consciente?

 

On peut atteindre une vie de qualité en ralentissant le rythme et en cherchant « le mieux ». Ainsi 

  • On renoue avec ses émotions, ses sensations et ses pensées
  • On renoue avec la simplicité et l’essentielgarçon-sensation-nature.jpg
  • On se réconcilie avec la vraie vie et on quitte le monde virtuelpotier matière.jpg
  • On écoute plus facilement son corps et on respecte ses limites. (Je ne dis plus oui à tous les projets)
  • On se reconnecte inconsciemment à la nature, puisque l’on prend le temps d’écouter, d’observer et d’agir avec son environnement ( faire son potager, se promener en forêt, cueillir du bois flotté sur la plage, faire son compost…).

photo champs zen.jpg

  • On découvre une forme de méditation
  • On apprend à donner aux autres: un sourire, du temps, du savoir, de l’écoute. On favorise ainsi le lien social.
  • On favorise l’inspiration et la créativitéFlorist Showing Empty Design Space Paper on Wooden Table

 

Alors comment cet art de vivre se concrétise dans mon processus créatif?

 

Dans un premier temps, je l’ai dit plus haut, on se reconnecte à soi-même. Ce qui signifie que l’on est capable d’être plus sincère avec soi, plus transparent. Ainsi l‘inspiration est plus limpide au quotidien. En tant que créatrice, j’ai encore plus de raison de m’inscrire dans cet état d’esprit pour concevoir et créer. Après un burn out et une maladie sérieuse, j’ai réalisé que je ne pouvais pas courir après le temps, que je n’étais la « superwomen entrepreneuse maman idéale » (oui c’est un concept surprenant) . J’etais très fatiguée, ne profitais de rien. Si je voulais profiter de ma vie de famille et vivre ma vie d’entrepreneuse sans culpabiler, il fallait que je ra-len-tisse.

Concrètement le processus créatif que j’ai adopté se composent de différents aspects:

  1. D’abord pour se connecter à soi, il faut aussi savoir se déconnecter des réseaux sociaux, d’internet ou autres écrans.  En général je me force le matin (le moment où je suis la plus productive) à créer sans passer par la case connexion internet. Je ne veux pas -ni me laisser polluer l’esprit par des idées qui ne seraient pas les miennes, -ni être influencée par des modes démodables. unsplash-logoAnnie Spratt

     

  2. Je mets une musique et j’écris sur papier les actions que je souhaite mettre en place pour la journée (une genre de to-do-list) : dessiner les croquis préparatifs, continuer un projet artistique en cours, réfléchir à des sujets qui me tiennent à cœur et que je voudrais développer pour mes articles de blog. Je note aussi à côté de chaque action l’intention, le sens que je veux y donner. C’est très important selon moi d’y penser pour être toujours certaine de rester fidèle à soi. Mais attention , il s’agit d’une liste relativement courte 3 actions maximum car je suis aussi maman , épouse, copine…et il ne faudrait pas que je me sente stressée, frustrée.

    Chaque chose en son temps et un temps pour chaque chose.

  3. Je garde à l’esprit d’éviter l’imitation d’un autre créateur, ou dans la peur du regard de l’autre. J’ai appris ces derniers temps que de se comparer aux autres était une perte d’énergie et une perte de temps puisque très souvent ça bloque le processus créatif. Il faut rester authentique. La slow attitude doit nous permettre en tant qu’artiste, je le pense, de sortir des standards.
    aquarelle feuille carré
    by Joanna Kosinska

     

  4. J’apprécie chaque instant créatif et me concentre sur ce que je ressens: le bruit ou la texture du papier, la vibrance des couleurs, la lumière de mon modèle….. Et je fais une chose après l’autre.
  5. Au delà du produit fini, je réfléchis au processus de fabrication en lui même, à la qualité des matériaux que je vais utiliser: sont-ils écolos, issus du l’up-cycling? Sont il locaux?jouet bois detail.jpg
  6. Enfin les créations seront riches sens? Répondent-elles à un besoin? Sont elles porteuse d’émotion?
  7. Enfin je respecte mon tempo, mon rythme naturel. Je fais des pauses et j’accepte que certaines réalisations prennent plusieurs jours pour prendre vie.

 

 

Je ressens un réel bienfait depuis que j’ai ralenti et que je suis revenue à l’essentiel. Je dirait même que je me sens reprendre les reines de ma vie, que je ne subis pas ma vie mais que j’en suis actrice.

Et vous? Vous êtes vous mis à la slow life? A la slow création? Et avez-vous constaté un changement dans votre quotidien?

 

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Une bouillotte Koinobori inspirée d’une jolie légende (2)

Et voilà elle est cousue. Et finalement ce n’est pas pour un garçon mais pour une demoiselle. L’information est mal remontée. Je suis contente car j’ai pu garder le code couleur.
poisson koinobori Lire la suite « Une bouillotte Koinobori inspirée d’une jolie légende (2) »

créations textiles, culture et reflexions, Le monde des enfants

Une bouillotte Koinobori inspirée d’une jolie légende (1)

Pour fêter l’arrivée d’un prochain petit garçon, des parents m’ont passé commande pour une petite bouillotte sèche en forme de poisson car ce sera vraisemblablement son signe zodiaque.

Ceci m’a donné l’idée de m’inspirer de la tradition japonaise. En effet le 5 mai est fêté le kodomo no hi, la fête des enfants qui met à l’honneur plus particulièrement les garçons. A cette occasion sont accrochés des oriflammes, une sorte de drapeau en forme de carpes. On peut ainsi admirer une multitude de poissons colorés flottant au vent dans les rues du Japon accrochés à des perches en bambou.6998891810_04583b191a_z.jpg

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Aquarelles, Dans mon atelier...

une aquarelle de dentelles et tentacules

meduse travaillée

Je reviens avec une nouvelle aquarelle. Je voulais apprendre à travailler la peinture en négatif. Mais pour cela je voulais absolument choisir un sujet marin. Je dois avouer que je me suis inspirée d’une très jolie aquarelle de Hailey E Herrera.

jellyfischJellyfish une peinture de Hailey E Herrera

J’ai changé un peu la composition et le cadrage, modifié la direction de la lumière et souhaité une eau plus transparente. Au final je suis quand même satisfaite.

Aquarelles, Portfolio

Mes dernières aquarelles

 

culture et reflexions

Rêver n’est pas une perte de temps

Durant la journée, je me surprend à vagabonder dans mes pensées. Je me rappelle mon passé, mon enfance en général. Je discute avec l’enfant que j’étais et la femme que je voudrais être. J’envisage un futur idéal et dessine dans mon esprit mes projets artistiques.

Depuis peu de temps j’ai réalisé combien ces moments, la tête dans la lune , était si important pour le processus créatif.  Lire la suite « Rêver n’est pas une perte de temps »