créations textiles, Dans mon atelier..., déco maison, Le monde des enfants

Tissu imprimé et premières réalisations

Il y a quelques semaines je vous avez partagé quelques images sur la conception d’un design destiné à la réalisation de coussin et bouillotte en forme de nuage.

Quelle surprise après réception du tissu. La couleur est superbe. Ce qui me faisait peur car ce sont des couleurs pastelles. Vous pouvez un peu imaginer la texture en regardant la photo. Le tissu est solide et doux. Parfait pour ce que je veux coudre. Voici quelques images du tissu et des premières réalisations.

L’espace entre les motifs est suffisamment large sachant que je souhaitais pouvoir garder un cadre blanc autour du nuage une fois le coussin ou la bouillotte cousue.

Petit coussinet déco
Le verso

Je trouve ce petit coussin très chouette en déco sur une commode ou une étagère. Il peut très bien aussi servir de doudou.

Après le coussin je me suis tournée vers la version bouillotte qui me demandait de laisser un espace suffisant en bas du motif pour prévoir un ourlet. Le résultat est vraiment top.

Pour la bouillotte j’ai effectué une sorte de couture anglaise sauf que j’assemble les tissus endroit sur endroit et non envers sur envers. Car ensuite je crante et repasse mon nuage à l’endroit afin de faire ressortir correctement les courbes. Puis je surpique. J’enferme ainsi les surplus de couture entre deux coutures. C’est beaucoup plus joli et plus solide.

Je ne connais pas le nom de ce type de couture mais éclairez moi si vous connaissez.

A gauche un coussin versus la bouillotte à droite
avec un verso turquoise.

Ces versions sont toutes les deux disponibles sur ma boutique Etsy. 

Pssss…Secret d’atelier: je prépare  une commande de tissu avec une licorne . Histoire à suivre…

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Du croquis au traitement numérique : quelques images des coulisses

Dans la suite de mon moodboard, voici quelques images de mon premier motif pensé pour la nouvelle collection: le nuage.

Après un bref brainstorming déjà commencé avec le moodboard, quelques croquis rapides, je me suis attelée à des essais à l’aquarelle et encre.2018-10-09-16-31-09 Je me suis décidée de travailler le fond et le graphisme de mon futur nuage à part. 2018-10-09-16-13-08

2018-10-09-16-35-17Ainsi c’est au moment du travail » digital » que j’ai travaillé les deux calques l’un après l’autre. Puis je les ai rassemblé en une seule image. Quelle galère pour la partie graphique! Je n’ai plus Illustrator, et j’ai décidé alors de ne pas vectoriser mes traits.

nuage " instants de rêve"
motif final numérisé prête à être imprimé sur du tissu

En tout cas c’est fini, et envoyé à l’impression. Impression sur quel support?

Sur du tissu pardi! Afin de les transformer en coussins et bouillottes sèches

J’ai vraiment hâte de voir le résultat final. J’ai choisi une entreprise qui imprime avec des encres écologiques et je suis impatiente de voir le rendu des couleurs.

A bientôt,

 

“Il faut traduire, commenter, publier, imprimer, réimprimer, clicher, stéréotyper, distribuer, crier, expliquer, réciter, répandre, donner à tous, donner à bon marché, donner au prix de revient, donner pour rien, tous les poëtes, tous les philosophes […]”

Victor Hugo, William Shakespeare 

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Nouvelle collection automne-hivers 2018

La nouvelle collection avance bien, je suis toute enflammée, ça va être magique, hâte de vous la montrer !

Ce que je peux vous dire c’est qu’une place particulière sera faite aux galopins et galopines ( je sais que ça ne se dit pas mais j’aime bien moi)

En attendant je vous laisse découvrir une de mes moodboards qui vous livrera quelques indices sur l’univers de la collection.

A bientôtshades of blue and green (1)

La vie en vrai

Croquis, partage et spiritualité

C’est la première fois que je vais parler sur mon blog de ma spiritualité. En effet c’est quelque chose que je préfère faire vivre que d’en parler. Mais je me suis dit que cette fois ci cela pourrait intéresser certaines personnes qui comme moi essaient de donner du sens à leur vie. 

Je viens de remettre les pieds en France il y a peu prêt 10 jours. Je viens en effet de vivre une aventure spirituelle et intérieure.

Comme d’autres millions d’êtres humains, nous nous étions données rendez-vous à la Mecque pour « the » pèlerinage.






Répondre à un appel

Dans la tradition musulmane la date de ce rituel est fixée à des jours précis, ce qui explique l’affluence extraordinaire à cette période. Le pèlerinage, le hajj en arabe, rappelle le commandement adressé à Abraham par Dieu :

« Nous avons confié une mission à Abraham et Ismaël : ‘ Purifiez ma maison pour ceux qui accomplissent les circuits ; pour ceux qui s’y retirent pieusement, pour ceux qui s’inclinent et se prosternent’! » (2,125). Fais aux gens une annonce également pour le Hajj. Ils viendront vers toi, à pied, et aussi sur toute monture, venant de tout chemin éloigné, (6,27)

Et c’est ainsi que depuis les temps les plus reculés, les processions rituelles entraînent le pèlerin à faire le tour de la Kaaba, le point gravité de la vie des musulmans du monde entier. C’est vers lui qu’ils se tournent, quel que soit le lieu du globe où ils se trouvent.

 

Oubliez le silence, vous ne serez plus jamais seul pendant le voyage.

Le trafic routier, le bruit des moteurs, le brondissement retentissant des immenses tuyaux de climatisation dans les tunnels, les hommes et femmes, partout à toute heure, dans les rues ou la mosquée sacrée (ou dans les centres commerciaux aguicheurs). Certains mots reviennent inlassablement tous les jours: « sabr, sabr! »( patience, patience!),  » al tariq ya hajj! » (la route oh pèlerin!). Le seul moment de silence est celui de la prière collective où l’ on n’entend plus que les pèlerins qui toussent et de rares oiseaux qui chantent.

 

Prendre la route de La Mecque c’est prendre la route de la transformation intérieure et extérieure.

Ce n’est évidement pas un un parcours de tous repos. Il s’agit plutôt d’un effort profond , d’une concentration du cœur et de l’âme. Celle qui vous fera sortir de votre zone de confort et vous permettra de découvrir  que vos limites sont bien plus loin que vous le pouviez pensé avant. On marche énormément, souvent entre 12 ou 16 km par jour, sans doute un point de commun avec Compostelle. On a mal aux pied, des crampes aux mollets, des ampoules et tout ça au soleil. Mais on surmonte tout cela pour avancer… Comme on avance dans la vie face aux épreuves. Sur notre route on traverse des ponts( autour de Mina), des tunnels, et parfois  on gravit des montagnes( Pour moi c’était l’ascension de la montagne de Hira)

La vue du haut du mont de Hira après 1 heure de montée.
La montée de la montagne de Hira à la Mecque
La descente du Mont Hira à mi-chemin

De mon côté je me suis vraiment découverte. Je m’étais préparée intensément à la station de Mina. Une station où les pèlerins dorment pendant 4 jours dans des tentes dans un confort modeste et surtout – pour moi- dans une hygiène très précaire… Ayant une santé un peu fragile je vous assure que j’appréhendais cette étape. De plus, d’anciens pèlerins m’avait expliqué que la promiscuité et la cohabitation pouvait parfois être difficile dans une tente qui peut contenir entre 40 à 80 personnes. Or en ce qui me concerne cette étape à été ma préférée. Malgré les petits tracas, notre tente ( qui portait le nom de sérénité _ ça ne s’invente pas) était remplies de bienveillance, de fraternité et…de sourires. Cette proximité a permis aux pèlerines de ma tente de faire connaissance de manière approfondie, de resserrer les liens dans les difficulté et d’être liées à jamais dans cette expérience de transformation. Tout le long de ce voyage l’union des cœurs est perceptible, vivant.

On rencontre tous les jours des pèlerins venus des 4 coins du monde: Malaisie,  Bangladesh, Ouganda, Sénégal, Canada, Chine, Afghanistan,( et moi la petite alsaco-lorraine)… Autant de regards, de parcours, d’êtres d’exception avec qui on partage l’espace d’une prière un tapis, une parole, une intention….

 

Se reconnecter au monde

 

C’est dans cette expérience de proximité avec Dieu et les hommes que l’on apprend entre autre à:

  • à méditer
  • de profiter du moment présent,
  • de se contenter de se que l’on a
  • de faire preuve de patience et courage
  • de se rappeler que la vie est courte
  • et du coup se rappeler de notre mort
  • enfin d’être reconnaissant pour tout ce que nous pouvons vivre.


Entre les moments de pure spiritualité et les rencontres humaines j’ai tenu un petit carnet de croquis dont je partage avec vous quelques extraits 

Croquis Attente à l’aéroport. En route pour le pèlerinage à la Mecque
carnet de croquis et d'aquarelle:
Dans la tente à Arafat
culture et reflexions, La vie en vrai

Ma boutique Etsy enfin ouverte

C’est officiel, j’ai enfin ouvert ma boutique Etsy. Après la fermeture du site alittlemarket j’ai pris du temps pour repenser mes produits ainsi que la raison pour laquelle je les fabrique. Après des heures de peintures, de couture, et de réflexion; après de belles rencontres, de lectures profondes, je comprend mieux ce qui anime mon geste créatif: le désir de remettre l’être humain au centre des préoccupations. Ma priorité est en effet l’homme est son avenir sur cette planète si incroyablement belle. Et c’est pour son bien-être que je veux être tournée.DNL

En tout cela a pris du temps mais ma boutique est enfin accessible sur https://www.etsy.com/fr/shop/AtelierDLN

culture et reflexions, La vie en vrai

Créer en mode slow

 

Kesako la slow life?

En 1986, Carlo Petrini, journaliste gastronomique, lance en Italie le Slow Food en opposition au « fast-food ».

De nos jours, le mouvement  Slow s’étend désormais à tous les domaines : on parle de slow tourisme (l’écotourisme), de slow agriculture ( agriculture durable et permaculture), de slow économie ( production et consommation locale, respect des travailleurs, production de produits durables et traçabilité)…. Et j’essaie maintenant d’appliquer ce mode de vie à mon travail créatif.

Mais ce n’est pas un concept nouveau, une idée contemporaine. Les anciens de l’Antiquité encourageaient déjà à cueillir le jour (CAPE DIEM). Mais pour moi il ne s’agit pas d’oublier ni le passé qui nous a construit, que nous portons en héritage. Ni de ne pas prévoir le futur, avoir des projets, rêver, prévoir… Il s’agit avant tout d’être aussi présent à l’instant présent et de le savourer pour ce que c’est.

A force de revivre notre passé et de planifier sans cesse notre futur on s’absente de notre présent. Non pas que nous vivons pas dans le présent, mais que nous sommes plus présents à nous même.

Aujourd’hui fréquemment nous ne marchons plus, nous courons.

Nous ne lisons plus , on regarde la télévision.

Nous ne parlons plus, on s’envoie sms et mail.

Nous ne cuisinons plus, on consomme de la nourriture industrielle « rapide »…

Le mode de vie « moderne » nous pousserait à toujours plus au lieu du toujours mieux.

 

Alors pourquoi vouloir vivre une « bonne vie », une vie plus lente et consciente?

 

On peut atteindre une vie de qualité en ralentissant le rythme et en cherchant « le mieux ». Ainsi 

  • On renoue avec ses émotions, ses sensations et ses pensées
  • On renoue avec la simplicité et l’essentielgarçon-sensation-nature.jpg
  • On se réconcilie avec la vraie vie et on quitte le monde virtuelpotier matière.jpg
  • On écoute plus facilement son corps et on respecte ses limites. (Je ne dis plus oui à tous les projets)
  • On se reconnecte inconsciemment à la nature, puisque l’on prend le temps d’écouter, d’observer et d’agir avec son environnement ( faire son potager, se promener en forêt, cueillir du bois flotté sur la plage, faire son compost…).

photo champs zen.jpg

  • On découvre une forme de méditation
  • On apprend à donner aux autres: un sourire, du temps, du savoir, de l’écoute. On favorise ainsi le lien social.
  • On favorise l’inspiration et la créativitéFlorist Showing Empty Design Space Paper on Wooden Table

 

Alors comment cet art de vivre se concrétise dans mon processus créatif?

 

Dans un premier temps, je l’ai dit plus haut, on se reconnecte à soi-même. Ce qui signifie que l’on est capable d’être plus sincère avec soi, plus transparent. Ainsi l‘inspiration est plus limpide au quotidien. En tant que créatrice, j’ai encore plus de raison de m’inscrire dans cet état d’esprit pour concevoir et créer. Après un burn out et une maladie sérieuse, j’ai réalisé que je ne pouvais pas courir après le temps, que je n’étais la « superwomen entrepreneuse maman idéale » (oui c’est un concept surprenant) . J’etais très fatiguée, ne profitais de rien. Si je voulais profiter de ma vie de famille et vivre ma vie d’entrepreneuse sans culpabiler, il fallait que je ra-len-tisse.

Concrètement le processus créatif que j’ai adopté se composent de différents aspects:

  1. D’abord pour se connecter à soi, il faut aussi savoir se déconnecter des réseaux sociaux, d’internet ou autres écrans.  En général je me force le matin (le moment où je suis la plus productive) à créer sans passer par la case connexion internet. Je ne veux pas -ni me laisser polluer l’esprit par des idées qui ne seraient pas les miennes, -ni être influencée par des modes démodables. unsplash-logoAnnie Spratt

     

  2. Je mets une musique et j’écris sur papier les actions que je souhaite mettre en place pour la journée (une genre de to-do-list) : dessiner les croquis préparatifs, continuer un projet artistique en cours, réfléchir à des sujets qui me tiennent à cœur et que je voudrais développer pour mes articles de blog. Je note aussi à côté de chaque action l’intention, le sens que je veux y donner. C’est très important selon moi d’y penser pour être toujours certaine de rester fidèle à soi. Mais attention , il s’agit d’une liste relativement courte 3 actions maximum car je suis aussi maman , épouse, copine…et il ne faudrait pas que je me sente stressée, frustrée.

    Chaque chose en son temps et un temps pour chaque chose.

  3. Je garde à l’esprit d’éviter l’imitation d’un autre créateur, ou dans la peur du regard de l’autre. J’ai appris ces derniers temps que de se comparer aux autres était une perte d’énergie et une perte de temps puisque très souvent ça bloque le processus créatif. Il faut rester authentique. La slow attitude doit nous permettre en tant qu’artiste, je le pense, de sortir des standards.
    aquarelle feuille carré
    by Joanna Kosinska

     

  4. J’apprécie chaque instant créatif et me concentre sur ce que je ressens: le bruit ou la texture du papier, la vibrance des couleurs, la lumière de mon modèle….. Et je fais une chose après l’autre.
  5. Au delà du produit fini, je réfléchis au processus de fabrication en lui même, à la qualité des matériaux que je vais utiliser: sont-ils écolos, issus du l’up-cycling? Sont il locaux?jouet bois detail.jpg
  6. Enfin les créations seront riches sens? Répondent-elles à un besoin? Sont elles porteuse d’émotion?
  7. Enfin je respecte mon tempo, mon rythme naturel. Je fais des pauses et j’accepte que certaines réalisations prennent plusieurs jours pour prendre vie.

 

 

Je ressens un réel bienfait depuis que j’ai ralenti et que je suis revenue à l’essentiel. Je dirait même que je me sens reprendre les reines de ma vie, que je ne subis pas ma vie mais que j’en suis actrice.

Et vous? Vous êtes vous mis à la slow life? A la slow création? Et avez-vous constaté un changement dans votre quotidien?

 

coups de coeur, créations textiles, diy, Mes aquarelles / illustrations

J’ai testé l’impression sur tissu avec mon imprimante

Saviez-vous que à défaut de pouvoir faire imprimer ses images chez un professionnel on peut tenter de les imprimer directement avec son imprimante?imprimante (2).jpeg

Bien sûr j’ai déjà expérimenté  la peinture textile et les papiers transfert, mais je n’apprécie pas toujours l’effet plastique, « enduit » et quelque peu rigide sous les doigts.

J’ai donc décidé de faire le test sur un tissu de couleur écru. ( Il aurait été préférable que je le fasse sur un tissu blanc).Avec ce test je souhaite voir comment sortent les couleurs, les détails, la texture.

pandarouxcarré02
illustration originale avec laquelle je veux faire le test

Les étapes:

  1. En amont j’ai préparé mon tissu en le plongeant dans un bain d’eau et de vinaigre. Sur le site au303homedeco, j’ai lu que la créatrice avait utilisé un bain d’assouplissant. Dans une étude j’ai appris que ce dernier lubrifierait les fibres. Cela permettrait aux fibres d’accueillir l’encre plutôt à surface des fibres et non de manière profonde. Ainsi la couleur serait un peu plus intense.colle-tissu.jpg
  2. Après séchage et repassage, j’ai encollé un papier Canson de colle repositionnable que l’on trouve en bombe. Puis j’ai collé dessus mon de tissu. J’ai fixé à l’arrière le surplus de tissu avec du scotch. Le papier est ainsi prêt pour l’impression. Je conseille pour ma part de paramétrer l’imprimante sur une quantité maximum d’encre.
  3. Après impression il faut laisser un peu sécher puis repasser avec le fer à repasser sans vapeur pour fixer la couleur.
  4. Laver le tissu maximum à 30°c. Et terminer par un bain de vinaigre qui fixe la couleur.

Mes observations:

  • Le tissu reste souple; il n’y a aucune sensation d’enduit.
  • Entre le moment où le tissu a été imprimé et l’étape de couture, le dessin à légèrement perdu en l’éclat. C’est principalement ce point qui me déçoit un peu car je n’ai pas réussi à rester fidèle aux couleurs de mon illustration originale.
  • Je pense cependant que ça reste intéressant pour des impression en noir et blanc ou monochrome.
  • Cela reste très économique par rapport à l’impression professionnelle.
  • Cependant je ne garderai cette solution que pour les projets d’accessoires et autres choses qui ne se portent pas à même la peau

Au final , j’ai cousu à partir de mon tissu imprimé un marque-page, tout mimi.

P1120177
Le marque-page cousu avec le tissu imprimé. On constate que la couleur est plus fade, plus pastel que l’original en bas.

detail marque-page
Le détail. On voit que le dessin est bien imprimé dans les fibres

 

pandarouxcarré02

 

Et vous, avez vous déjà testé cette technique? Et avez-vous des astuces pour garder la luminosité et le contraste des couleurs? Venez donc partager vos créations textiles imprimées

 

montage marque page